Archives de la Catégorie 7 – CARROM ET ART VISUEL

Paris – Festival de films indiens- 4-6 & 19 /06/10

En juin, la Péniche Cinéma hisse haut le drapeau indien avec deux manifestations au cours desquelles vous pourrez découvrir les meilleurs des films courts indiens, mais aussi des concerts, des danses, des ruelles indiennes aux échoppes colorées :

1. Dans le cadre du festival Futur Composé organisé par le Cabaret Sauvage, La Péniche Cinéma propose du 4 au 6 juin une sélection des plus beaux courts-métrages made in India. ENTREE LIBRE.

2. L’Indiscrète, festival de films d’écoles indiennes : Les meilleurs films issus des 8 plus grandes écoles de cinéma indiennes sélectionnés dans le cadre du festival L’Indiscrète. Une curiosité qui met à bas tous les préjugés sur le cinéma indien. En partenariat avec Media India et le Festival Bonjour India. ENTREE LIBRE.

La péniche cinéma : Canal de l’Ourcq – Parc de la Villette – Accès 59 bld Mac Donald

et aussi : www.penichecinema.net

Le carrom sur l’Iphone

J’ai trouvé le site officiel avec une démo (en anglais) de Touch carrom .

Le jeu a l’air vraiment bien fait.

Sinon y a aussi celle-ci M carrom

Florent

N’hésitez pas à laisser vos commentaires, car c’est pas moi qui vais tester : j’ai pas d’Iphone !!

Emilie

Courrier International – 07/04/10

Le carrom est censé avoir été inventé en Inde : difficile d’établir ses origines mais une chose est sûre, les Indiens dominent le championnat du monde depuis des années. Pourtant, en Inde, le carrom n’est pas considéré comme un sport mais comme une pratique culturelle. Ce jeu n’a jamais vraiment intéressé les couches supérieures de la population. Les classes moyennes qui jouaient au carrom sont désormais passées à la PlayStation. La culture du carrom a donc dégringolé dans l’échelle sociale pour s’implanter chez les plus pauvres. Jeunes et vieux se précipitent dans les clubs où l’on débourse de 3 à 5 roupies pour une partie, au lieu des 3 000 roupies nécessaires pour acheter un plateau. Comme les tables de carrom ne prennent pas beaucoup de place, ouvrir un club est une activité lucrative, et ceux-ci prolifèrent dans les quartiers pauvres. Peu onéreux et nomade, le carrom doit également sa popularité au fait que la partie dure moins longtemps qu’une partie d’échecs et qu’elle est plus palpitante. Pas question de pousser au hasard les pions blancs et noirs et la reine rouge : chaque mouvement s’intègre dans une stratégie élaborée. C’est donc un jeu intéressant à jouer mais aussi à regarder. On peut y jouer à quatre, voire à six : c’est un jeu convivial.

Chaque ville a ses propres raisons de jouer au carrom. A Bombay, les clubs sont noyautés par les partis politiques régionalistes. Installés depuis plus d’un demi-siècle, ils n’ont pas souffert du voisinage des salles de jeux vidéo. Et ils ont survécu aux récents coups de filet de la police dans les cercles de jeux noyautés par la pègre. La police de Bombay accusait certains clubs d’appartenir à des parrains locaux et de servir au recrutement de criminels. Ahmed Shaikh, propriétaire d’un club, est furieux. “Les tueurs se servaient des membres du club comme témoins pour leur servir d’alibi : ils devaient dire qu’ils jouaient au carrom au moment d’un meurtre. Ces malfaiteurs ont sali notre réputation.”

A Calcutta, on trouve un club de carrom à chaque coin de rue. Chacun est affilié à un parti politique. Les façades des clubs arborent fièrement les emblèmes de leur parti : la faucille et le marteau pour le Parti communiste de l’Inde, ou les deux fleurs du Trinamool Congress. Selon Gautom Chatterjee, qui habite à côté d’un club de carrom, “les politiciens utilisent le carrom pour recruter des militants parmi les chômeurs.” Ici, ceux qui jouent ne sont pas ceux qui paient mais les plus anciens du parti. Quand un parti différent arrive au pouvoir dans le quartier, les jeunes changent de club. Une démonstration de force répandue consiste à briser les plateaux de carrom dans le club de l’opposition.

Dans les quartiers pauvres de Madras, le carrom a une fonction d’ascenseur social. Les joueurs s’inspirent de destins de légende, comme celui de Maria Irudhayam, qui a grandi dans un bidonville et a été neuf fois championne nationale et deux fois championne du monde. “Chaque maison a son petit espace réservé au carrom. C’est là que se forgent les champions”, raconte-t-elle. Une fois de temps en temps, les femmes ont le droit de jouer, et les résultats sont souvent surprenants. De nombreuses filles des quartiers défavorisés ont eu la chance de démontrer la supériorité de Madras, mais aucune n’a été aussi loin que I. Illavazhaki, fille d’un poissonnier ambulant, qui a remporté le 5e championnat du monde de carrom et a reçu une récompense de 1 million de roupies (17 000 euros) offerte par le Premier ministre du Tamil Nadu.

A Delhi, on trouve les plus anciens clubs de carrom dans les quartiers de Nizamuddin, Okhla, Seelampur et dans la vieille ville, près de la mosquée du Vendredi. “On s’adonne au carrom avec passion dans toutes les villes anciennes. Les joueurs sont des citoyens ordinaires qui vivent ici depuis des générations. Les clubs de Delhi les plus anciens sont concentrés dans les quartiers à forte population musulmane”, raconte S.K. Sharma, secrétaire général de la Fédération indienne de carrom.

Dans le Nord-Est, au Penjab, le carrom est réservé aux veillées funéraires. On y joue aussi au Cachemire, au Kerala et ailleurs. Contrairement aux Joueurs d’échecs de la nouvelle de Munshi Premchand [célèbre écrivain indien du début du XXe siècle], ce sont partout de petites gens. Satyajit Ray ne leur a pas consacré de film. Les joueurs de carrom sont un peuple sans roi.

Striker – LE film sur le CARROM

Après Slumdog milllionnaire, voici LE film sur l’Inde et le Carrom. Plus de 2h  à visionner sur youtubes .

Version originale … Hindi … sous titrage Anglais !

Pure production indienne

Bon film

Article dans l’HINDUSTANTIME paru le 07/02/10

Ahmad Masood – Kaboul

Ahmad Masood/Reuters

Voici une belle photo d’Ahmad Massood illustrant un article sur les favelas de Kaboul sur le site rue 89, site d’information et de débat sur l’actualité, indépendant et participatif.

Ahmad Masood est l’un de ces jeunes photographes dont nous croisons les photos dans la presse quotidienne internationale.
Afghan, il a commencé à travailler pour Reuters à l’âge de 20 ans. Trois ans plus tard, son talent en faisait le pilier de l’agence en Afghanistan.
Sa couverture quotidienne de l’actualité ne l’empêche pas de faire des “pas de côté”, et de voir son pays avec un regard plein de tendresse et d’espoir. Ahmad Masood nous montre son pays avec l’humour des optimistes, y compris dans les situations les plus sombres de ce conflit.

François

World Carrom Tour – les photos d’Emilie Hautier

Alex Abdoun

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Alex a suivi l’ensemble du Championnat du Monde organisé à Cannes du 13 au 17 février 2008.

Alex Abdoun

Alex vit et travaille à Ille-sur-Têt dans les Pyrénées-Orientales. Graphiste de formation, c’est au cours de ses études aux Beaux-Arts qu’il découvre la photographie. Rapidement associée au voyage pour témoigner des modes de vie et cultures dont il ignorait même l’existence, elle est devenue un moteur de curiosité pour tout ce qui le touche de près ou de loin. Après avoir publié en 2003, un livre aux Éditions Cacimbo (Inde du Nord-Est – “Brahmapoutra, le fleuve oublié…”), il a réalisé que la photographie est plus que cela. Commence alors un travail sur la société, sur les sociétés, afin de montrer la complexité de l’âme l’humaine. Aujourd’hui photographe, graphiste indépendant, il poursuit cette quête dont vous pouvez voir un extrait sur le site de C-lénium, le collectif dont il fais partie.

Jean Marie GANEVAL

Jean Marie Ganeval, sculpteur vivant à Toulouse, a accepté de créé les trophées et les médailles en bronze du World Carrom Tour .

Après quatre ans passés en Nouvelle-Calédonie, Jean-marie Ganeval présente des œuvres métissées au croisement de multiples cultures. Il révèle la poésie qui se trouve dans la matière, bois, pierre, métal…

Son blog  : http://www.jmganeval.canalblog.com/