Archives de Catégorie: 1 – HISTOIRE & RÈGLES

La règles des roupies

Il existe une règle assez sympa au carrom qui porte ce nom.

L’avantage est qu’on peut jouer à 2, 3 ou 4.

Il n’est ici plus question de faire une rosace mais d’empiler au centre du plateau les pions, comme sur la photo.les roupies

On tire au hasard celui qui va commencer à jouer, le but premier restant bien sur de rentrer les pions de n’importe quelle couleur.

Il faut savoir que les pions noirs valent 5 roupies chacun, les blancs 10 roupies et le rouge 25 s’il est confirmé par l’équivalent de 10 roupies ( un blanc ou deux noirs ).

A chaque fois qu’un joueur rentre un pion, il le pose, sur la bande, devant lui et continue à jouer.

Quand tous les pions sont rentrés chacun compte sa fortune.

Le plus pose empile toute sa mise au centre du plateau, les autres joueurs s’alignent en déposant la même mise.

Et c’est reparti, le joueur suivant ( dans le sens inverse des aiguilles d’une montre) casse à son tour.

Un joueur est éliminé lorsqu’il n’a plus de roupies c’est à dire qu’il n’a pas réussi à rentrer de pions.

La partie se termine quand un joueur à toutes les roupies.

Une seule pénalité :

– quand un joueur rentre le palet, il remet en jeu 10 roupies et il perd la main,

– si il rentre le palet et un pion, il ressort le pion et 10 roupies de pénalité mais il garde la main.

Règles Lyonnaises

Quand Carrom ryhme avec convivialité, Lyon a plein d’idées !

Alors on imagine la scène : pleins d’amis qui veulent jouer, mais malheureusement qu’un seul carrom. Une seule solution, faut que ça tourne donc hors de question de jouer en 25 points ou 8 boards !

Les lyonnais ont donc inventé un système assez efficace :

– On ne compte plus en 25 points mais en 7 points,

– On ne compte plus non plus en 8 boards mais en 3,

– Celui qui atteint le premier soit les 7 points soit le plus de points au bout du 3ème board reste à la table, l’autre la quitte et se fait remplacer par un nouveau participant.

– Les scores se cumulent à la fin de chaque rencontre et le premier atteignant 25 est le grand champion de la soirée.

Bon jeu !

A venir, la règles « des roupies » …

Déroulement d’un tournoi de Carrom

Les tournois de la Fédération Française de Carrom sont organisés suivant le système SUISSE qui permet aux joueurs de se retrouver très rapidement à jouer avec des adversaires de leur propre niveau. Ceci permettant de soutenir l’intérêt du tournoi jusqu’à la fin.
Habituellement les plateaux sont numérotés de 1 à n et attribués de façon aléatoire au premier tour puis dans l’ordre du classement aux tours suivants.

Voici comment s’organise le système suisse :

-Les parties se déroulent selon les règles officielles de la Fédération Internationale de Carrom (ICF)

– Les parties se jouent à 1 contre 1 jusqu’au premier des trois critères suivant qui est atteint :

– 25 points

– 8 boards

– limite de temps fixée au début du tournoi, en général 40 + 5 mn. Cela signifie qu’au bout de 40mn ; aucun nouveau board ne pourra être entamé et qu’il reste 5 mn aux joueurs pour terminer le board en cours. A l’issue des 45mn, tout board non terminé ne sera pas comptabilisé pour les points de la rencontre (certaines fédération comptabilisent les points restant sur le plateau, mais ce n’a pas été le choix de la FFC).

– Le classement, à l’issue de chaque match, s’effectue de la façon suivante. Sachant que chaque victoire rapporte 2 points, chaque match nul 1 point et 0 points pour une défaite, les joueurs seront classés selon 3 critères pris dans l’ordre afin de départager les ex aequo :

• 1er critère : les points de VICTOIRE
• 2ème critère : les points de BUCHOLZ (explication à suivre)
• 3ème critère : les points de DIFFERENCE (bilan entre points gagnés et points concédés durant les parties, voir l’exemple)

– Jusqu’à 39 joueurs, 6 tours sont nécessaires ; 7 tours de 40 à 59 ; 8 tours au-delà.

– Les rencontres du premier tour sont tirées au sort. Pour les tours suivants, en commençant par le haut du tableau, chaque joueur rencontre le premier joueur suivant dans le classement qu’il n’a pas déjà rencontré dans un tour précédent. (Les joueurs en bas du tableau peuvent de ce fait être contraints à rejouer des adversaires déjà rencontrés, ce qui est très rare en pratique).

– En cas d’un nombre impair d’inscrits, un joueur fantôme est créé. Il perd systématiquement ses parties par 0 à 25. Son adversaire gagne donc la partie facilement, mais par contre le fantôme ne luis apportera aucun bucholz puisqu’il n’aura gagné aucune partie.

– Il est de tradition d’organiser à l’issue du tournoi une finale entre les deux joueurs arrivés en tête (même s’ils se sont déjà rencontrés). Cette finale se joue en 25 points sans limitation de temps ni de boards. Ceci permet à l’ensemble des autres joueurs d’assister à une partie au meilleur niveau (du jour !). Le résultat de la finale définissant l’ordre du classement des deux premiers de ce tournoi. L’organisation d’une petite finale (entre  3 et 4) peut s’effectuer à la demande des joueurs concernés, mais n’est pas conseillée car elle va à l’encontre du fait de rassembler tout le monde autour de la finale et, si elle se déroule, ne modifiera pas le classement acquis de ces deux joueurs.
D’autres formules sont à l’étude :

– finales au meilleur des 3 manches (et non pas une seule)
– prise en compte ou non du premier résultat pour ces 3 manches, si les deux finalistes se sont déjà rencontrés durant le tournoi


Le BUCHOLTZ
: c’est l’invention suisse qui fait l’originalité du système.
Ce compteur totalise pour un joueur les points de victoire obtenus par les adversaires qu’il a rencontré. Le compteur de Bucholz est donc nul pour tous les vainqueurs du premier tour et de 2 pour les vaincus. A la fin du deuxième tour il sera au maximum de 8 points si les deux adversaires du joueur ont gagné leurs deux parties.
La DIFFERENCE : Ce compteur totalise en positif les points gagné sur l’adversaire lors d’un match, en négatif les points concédés (si A gagne B par 25 à 15, Dif(A)=10 et Dif(B)=-10)

Exemple: 1er tour : A gagne B par 25 à 15 et C gagne D par 25 à 0
Le classement à la fin du premier match sera :
1er C Victoires : 2 Bucholz : 0 Différence : 25
2ème A Victoires : 2 Bucholz : 0 Différence : 10
3ème B Victoires : 0 Bucholz : 2 Différence : -10
4ème D Victoires : 0 Bucholz : 2 Différence : -25
2ème tour : C gagne A par 18 à 16 et B gagne D par 25 à 6
Le classement à la fin du second match sera :
1er C Victoires : 4 Bucholz : 2 Différence : 27
2ème A Victoires : 2 Bucholz : 6 Différence : 8
3ème B Victoires : 2 Bucholz : 2 Différence : 9
4ème D Victoires : 0 Bucholz : 6 Différence : -44

Une application Windowstm existe (peut-être fonctionne t’elle sous Linux !), mais en italien. Elle s’appelle Scarry et est disponible sur demande à la Fédération.

C’est celle qui est préconisée pour la gestion informatique des tournois officiels, car elle est très complète, permet l’édition des feuilles de scores pour les rencontres à chaque tour, évite que deux joueurs ne puissent s’affronter deux fois dans le même tournoi, et surtout permet d’exporter le tournoi sous forme d’un petit fichier « nom_du_tournoi.scr » qui est facilement exploitable par une routine pour intégrer automatiquement les résultats du tournoi au classement national provisoire.

Sachez qu’il existe une base MS ACCESS 2000 qui réalise tous les calculs et tirages de matches. Si vous avez la possibilité de la faire tourner sur un PC (MS ACCESS 2000 installé), c’est une bonne aide à l’organisation.

Pour de plus amples renseignements, il existe une Commission Technique et Sportive ainsi qu’une Commission d’Arbitrage au sein de la Fédération qui pourront répondre à vos questions.

Histoire de la Fédération Française de Carrom


Quand 2 groupes d’amis habitant la même ville, Palaiseau, ayant la même passion pour l’Inde, ont décidé de jouer ensemble dans un même club en 1996, on pouvait déjà sentir les prémices d’une Fédération qui verra le jour très peu de temps après.

Vint alors l’envie folle, la curiosité magique de parcourir la France, puis l’Europe et le monde afin de découvrir quels étaient ces gens qui se nourrissaient de cette même passion.

Et voilà qu’ils existaient, éparpillés sur le territoire, depuis plus ou moins longtemps mais ayant tous un point commun : la non connaissance de l’autre ou bien une vague rumeur de son existence, alors qu’ils pouvaient être parfois séparés seulement de quelques kilomètres. La marginalité du carrom avait déteint sur ces joueurs qui, à l’exception de certains Perpignanais et Montpelliérains, ne furent pas tentés par l’aventure fédérale.

Tels des missionnaires, ces banlieusards parisiens partirent en croisade au nom du carrom vers des territoires jusqu’à lors inconnus. Le terroir s’éveilla ! Accueillis à bras ouverts ou faisant face à une méfiance désuète, ils ne cessèrent de propager l’idée d’une Fédération pour le meilleur comme pour le pire.

Les oreilles de ces banlieusards trainèrent ensuite jusqu’à Londres puis Luton en Angleterre et ce sont ces mêmes « colonisateurs » qui, à leur tour, se retrouvèrent enrôlés par la Confédération Européenne de Carrom (CEC) avec pour mot d’ordre : super, toi aussi tu joues au carrom, vient nous rejoindre !

La rencontre avec la CEC, affiliée à la Fédération Internationale de Carrom (FIC), nous permis de faire la connaissance avec cette dernière. Ce fut elle qui su lire dans nos regards d’enfants découvrant le carrom, les prémices d’une Fédération Française de Carrom officielle. Dès lors, Il fallait juste aller chercher le titre en Inde à Madras et en Angleterre à Luton auprès du Secrétaire et du Président de la FIC. Le feu vert était donné pour un Open International à Palaiseau en 1998, entraînant par là-même les premiers pas de la Fédération Française de Carrom (FFC).

Impressionnant début de parcours où la France battait déjà des records inégalés par les autres pays Européens. Les joueurs et clubs isolés ne manquaient pas, la société parisienne vit là un nouveau phénomène de mode. Les 3 premières années laissaient présager une ascension fulgurante.

Puis vint la 1ère coupe d’Europe en 2001 organisée par les Millavois, les rois de l’hospitalité et munis d’une culture associative à faire pâlir tous les autres clubs ou joueurs isolés.

Ce départ en fanfare permis la consolidation d’un vrai championnat de France où chaque club avait désormais l’objectif d’organiser un tournoi officiel appelé de pôle. Le championnat, ponctué par plusieurs tournois de pôle et un tournoi national, voyait désormais la France entière sillonnée par des joueurs de carrom avides de se rencontrer.

2003 marqua un tournant avec l’organisation de la coupe de la Fédération Internationale à Cannes en 2003. Pour la 1ère fois, en accueillant cet événement, un grand du monde du jeu, le Festival International des Jeux de Cannes permis d’inscrire définitivement le carrom comme un des grands du jeu-sport en France.

Une nouvelle génération de joueurs, tant attendus et plus jeunes, plus sport faisait alors son apparition. Les germes de grands champions étaient bien présents.

Toujours aux avants poste, les Millavois, mais cette fois la branche amoureuse de la nature et du grand spectacle des Causses, se régalaient à nouveau d’organiser la 2ème Coupe d’Europe et les 10 ans de la CEC.

En prime, la France fût enfin championne et vice championne d’Europe avec Pierre Dubois et Steeve Collard. Un rêve, une gloire d’un instant, le jour magique du fameux France-Brésil de la Coupe du monde de foot de 2006.

La concrétisation qui donna la force à la 3ème équipe de travail du bureau fédéral de soutenir la candidature de la France à l’organisation du 5ème Championnat du Monde de Carrom.

La détermination sans faille de la FFC, alimentée par la confirmation du 2ème titre de champion d’Europe de Pierre Dubois, leur permis d’obtenir ce Championnat du Monde « à la maison ». Le cycle asiatique Inde-Sri Lanka était enfin ouvert.

Le championnat du Monde s’est déroulé à Cannes en février 2008 dans le somptueux cadre du palais des festivals.

Un seul évènement reste encore à être organisé par la Fédération Française de Carrom, la coupe du Monde…

Affaire à suivre !

Le carrom référencé sur Google

Google trends, http://www.google.com/trends, est l’outil de google pour connaître l’évolution du nombre de requètes sur des mots.

En y tapant « carrom », on voit l’évolution des connections ainsi que le classement des endroits d’où proviennent les requêtes.

La France est pas mal placée avec Toulouse en premier, juste après les villes indiennes !

Mon histoire

Il est bien loin le temps où je jouais chez moi, à Châlons, avec Steeve, son carrom maison posé sur la table basse avec un petit rhum pour se donner du courage ! On jouait des heures, avec les règles qui t’empêchaient de tirer en arrière, je n’étais pas aidée, vraiment pas !
Rapidement j’avais voulu avoir mon propre carrom, un de qualité. C’est sur la foire de Châlons, qu’on avait rencontré l’équipe de Carrom Art. J’avais acheté un Ellora, Steeve s’était laissé tenter par un Champion. C’est à ce moment qu’on avait appris qu’il y avait une fédé, des clubs, des tournois, d’autres règles du jeu … qu’on n’était finalement pas les seuls à jouer à ce billard indien.
Un petit déménagement sur Toulouse, une petite visite au club de la ville rose, un petit tournoi à Millau et c’était parti. J’avais toujours détesté la compet, et pourtant depuis 2005 je fais le tour des tournois à travers la France. Il faut dire qu’ils se déroulent sur un week-end généralement festif et qu’à force de rencontrer les mêmes têtes, on se fait des amis.
Depuis 6 ans de pratique, les choses ont bien changé :
o Steeve est devenu vice champion d’Europe,
o Jo, mon coloc est le 16ème meilleur joueur au monde,
o Karim, mon homme est éternel 5ème national,
o et moi 1ère française, 3ème européenne et même 3ème en équipe au niveau mondial ! s’il vous plait !
J’ai créé ce blog dans l’espoir que chacun puisse raconter sa petite expérience, que ça soient les vrais compétiteurs, les simples joueurs, les voyageurs, les animateurs …
J’espère que ça vous plait et que vous y trouverez votre place.
A bientôt peut-être autour d’un K’Rhum !
Emilie : carrominfo@yahoo.fr

Placement des pions pour le carrom hexagonal

Il y a 3 couleur de pions et on peut jouer jusqu’à 6 joueurs, le placement est donc différent.

Les dates clés

1935 : 1er tournoi au Sri Lanka

1956 : naissance de la « All India Carrom Federation », 1ère Fédération Nationale de Carrom

1980 : la Suisse, l’Allemagne et les Pays-Bas entrent dans la compétition internationale

1986 : adoption de la règle du jeu internationale de Carrom

1988 : création de la Fédération Internationale de Carrom (ICF)

1989 : 1er tournoi dans le cadre de l’ICF

1991 : 1er Championnat du Monde à New Delhi

1995 : création de la Fédération Européenne de Carrom (ECC) & 2e Championnat du Monde à Colombo (Sri Lanka)

1998 : naissance de la Fédération Française de Carrom

2000 : 3e Championnat du Monde à New Delhi ( Inde)

2004 : 4e Championnat du Monde à Colombo (Sri Lanka)

2007 : 5e Championnat du Monde à Cannes (France)